LA TRANSNATIONALE (ou la Marseillaise affranchie) FORCE : Allons, enfants de la patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
C’est assurance pour la vie
Qu’être ensemble tous élevés !
(bis) N’entendez-vous dans les campagnes ?
Partout c’est un même combat :
On a besoin de nouveaux bras
Pour en finir avec les bagnes !
Sans larmes, citoyens : retirons nos baillons !
Parlons, parlons, qu’un vent nouveau soit le seul aiguillon ! EGALITE : Qui voudrait encore être esclave ?
- Il n’est plus de pestiféré -
Un seul est mal et tout s’aggrave :
Tous par un seul sont concernés.
(bis) Hommes et femmes, du courage !
Qui du vieillard au nouveau-né,
Qui du riche au mal amarré,
Ne vaut qu’on ôte les barrages ?
Sans larmes, citoyens : retirons nos baillons !
Parlons, parlons, qu’un vent nouveau soit le seul aiguillon ! CONSCIENCE : Quoi ! Nous gardons en bandoulière
Les vieilles haines du passé ?
Quoi ! Nous restons à la barrière
Sans désirer la dépasser ?
(bis) Grand Dieu ! Par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient,
De vils despotes deviendraient,
Les moteurs de nos destinées !
Sans larmes, citoyens : retirons nos baillons !
Parlons, parlons, qu’un vent nouveau soit le seul aiguillon ! RENDEZ-VOUS : Sachez, tyrans, et vous, perfides,
Que votre règne est bien fini !
D’abord en nous tous les séides
Sont démasqués puis sont bannis !
(bis) Chaque guerrier put vous combattre
- Les ombres sont de vieux zéros,
Il n’est plus besoin de bourreaux -,
De tout conflit, il faut débattre !
Sans larmes, citoyens : retirons nos baillons !
Parlons, parlons, qu’un vent nouveau soit le seul aiguillon ! FRATERNITE : Amis, en guerriers magnanimes,
Portez et retenez vos coups ;
Epargnez ces tristes victimes
A regret s’armant contre nous !
(bis) Tout un chacun, à l’ordinaire,
S’il est pourri par la pitié,
Gagne à connaître l’amitié
Où le cœur n’est plus éphémère…
Sans larmes, citoyens : retirons nos baillons !
Parlons, parlons, qu’un vent nouveau soit le seul aiguillon ! LIBERTE : L’amour total est féerie
Que voulons voir en tous les cœurs.
Liberté ! Liberté chérie,
Viens donc loger en ce bonheur.
(bis) Dans nos foyers, que ta victoire
Soit naturelle à nos enfants !
Leur sourire est un heureux chant :
Le chant d’un nouveau territoire…
Sans larmes, citoyens : retirons nos baillons !
Parlons, parlons, qu’un vent nouveau soit le seul aiguillon ! VIE NOUVELLE : Voici un autre millénaire :
Soyons présents au jamais vu !
S’il faut, balayons la poussière
Et marchons d’un pas résolu !
(bis) Car, enfin, il s’agit de vivre
En respectant l’accord mutuel,
De reconnaître un vrai réel
Par des lois nous aidant à vivre…
Sans larmes, citoyens : retirons nos baillons !
Parlons, parlons, qu’un vent nouveau soit le seul aiguillon ! Désiré-André ROSENota Benêt : La
TRANSNATIONALE peut être chantée par tous, évidemment :
Les Français, les Corses, les Belges, les Suisses, les Africains, les Chinois, les Tibétains , les Irakiens, les Américains, les Amérindiens, les Australiens, les Andamans, les Inuits,
et caetera, et caetera… Pour les traductions :
S’arranger pour faire coïncider le sens avec le rythme et les caractéristiques musicales de l’Hymne national en vigueur dans le pays correspondant à la langue traduite.
A propos de l’
ULIS :
Une version en
Ultra
Langage
Imaginaire
Spontané existe : elle est déposée au fond de chacun, en secret, en disponibilité.
Pour le Trouvadour,
Marin de CHARETTE